lundi 5 mai 2008

Remettre les paysans au coeur des politiques agricoles et de recherche-développement


Il faudra produire plus, beaucoup plus, sans pour autant accentuer les pressions environnementales sur les écosystèmes. Il faudra donc accomplir la révolution de l'agriculture durable, plaide Luc Guyau, président des chambres d'agriculture.

Depuis quelques mois, l'évolution des prix mondiaux des denrées agricoles est devenue le sujet d'actualité incontournable. Les émeutes, provoquées par la hausse du coût de l'alimentation dans les grandes villes d'Haïti, des pays subsahariens, d'Asie et de Méditerranée, sont largement commentées.

Les institutions internationales sonnent l'alarme et prônent une réorientation de leurs politiques au profit de l'agriculture. Le débat fait rage sur les causes, les responsabilités et les remèdes. Economistes, responsables politiques, ONG, tous avancent leurs explications et leurs solutions, souvent pertinentes.

Pourtant, les acteurs principaux sont étrangement inaudibles dans ce débat. En tant que président des Chambres d'agriculture, il me paraît aujourd'hui primordial de faire entendre le point de vue des agriculteurs. Les agriculteurs des pays du Sud ont été limités dans leurs capacités de production et d'organisation par des politiques d'ajustement et de libéralisation des marchés prônées par les grandes institutions internationales.

Quant à nous, agriculteurs des pays riches, alors que les organisations de marché, mises en place au sortir de la seconde guerre mondiale, nous avaient permis de gagner le pari de l'autosuffisance alimentaire, nous sommes aujourd'hui confrontés à des prix erratiques et à leur cohorte de conjonctures parfois favorables, parfois difficiles. La situation actuelle, en France et en Europe, des éleveurs de porcs, confrontés à une stagnation du prix du porc et une explosion du coût de l'alimentation du bétail, est en cela significative.

Ce bref rappel des faits souligne que l'agriculture est une activité qui, pour économique et centrale qu'elle soit, ne "s'ajuste" pas d'un claquement de doigts. Pour pouvoir investir et produire, nous, agriculteurs du Nord et du Sud, avons besoin d'une visibilité des prix sur le long terme. Dans un contexte de globalisation des épizooties et de changement climatique lourd de conséquences, ces besoins d'anticipation et de stabilité renvoient à l'impérieuse nécessité de politiques agricoles et alimentaires fortes, au Nord, mais plus encore au Sud.

Ces politiques doivent autoriser et encourager l'organisation des producteurs, garantir la régulation et la stabilisation des marchés et comporter des mécanismes d'assurance et de gestion des risques climatiques et sanitaires. C'est à ces conditions seulement que les agriculteurs pourront relever le défi de la sécurité alimentaire, pour eux-mêmes et pour l'ensemble de la population.

Au-delà, compte tenu de l'évolution démographique, pour nourrir la population d'aujourd'hui, et plus encore celle de demain, il faudra produire plus, beaucoup plus, sans pour autant accentuer les pressions environnementales sur les écosystèmes. Il faudra donc accomplir la révolution de l'agriculture durable!

Cette révolution suppose tout d'abord de relever le défi de la recherche et de l'innovation agronomique qui répondrait aux attentes de la société en matière de qualité et de traçabilité des produits, et qui capitaliserait sur les savoir-faire et l'expérience au quotidien des agriculteurs du Nord et du Sud. Cette révolution suppose également une large diffusion des innovations et un accompagnement au plus près des agriculteurs sur le terrain.

A cet égard, les chambres d'agriculture, qui représentent l'agriculture française dans sa diversité avec 4.300 élus, ont une responsabilité majeure. Elles formulent des recommandations sur les politiques agricoles européennes, mondiales et locales. Elles jouent un rôle de médiation essentiel entre les différents acteurs locaux.

Leurs techniciens forment ou conseillent chaque année plus d'un agriculteur sur deux sur la gestion de leur exploitation, la prise en compte de l'environnement, la mise en place de filières de qualité, fers de lance de la dynamique des territoires. Au Nord comme au Sud, la prise en main de leur développement par les agriculteurs eux-mêmes est essentielle au succès d'une démarche de modernisation ambitieuse et adaptée à la réalité des situations de terrain.

Ne nous y trompons pas: la révolution des agricultures durables passera par des organisations de producteurs fortes ou ne passera pas!

Luc Guyau, président des chambres d'agriculture

vendredi 2 mai 2008

La peur de l'inflation se renforce aux Etats-Unis sur fond de vraie-fausse récession

Si la croissance s'est maintenue à 0,6 % en rythme annuel au premier trimestre, la récession est dans tous les esprits outre-Atlantique. Pour beaucoup d'économistes, elle va rapidement se traduire dans les chiffres. La Réserve fédérale américaine, qui a abaissé son principal taux directeur d'un quart de point mercredi, semble, de son côté, davantage préoccupée par le niveau de l'inflation.

On en saura sans doute un peu plus sur l'état de l'économie américaine, aujourd'hui, après la publication très attendue des chiffres de l'emploi en avril. Est-elle en récession ? Toujours pas, si l'on se fie aux chiffres du produit intérieur brut (PIB), publiés mercredi. Du moins en apparence. La croissance s'est maintenue à 0,6 % au premier trimestre en rythme annuel. Mais elle vient « pratiquement intégralement d'une hausse des stocks, d'ailleurs pas toujours volontaire, souligne Brian Bethune, le chef économiste de Global Insight. En conséquence, il y a de grandes chances que l'économie se contracte au deuxième trimestre. Le bénéfice des chèques de remises d'impôts sera partiellement effacé par la hausse du prix de l'essence ». Les seules bonnes nouvelles dans la composition du PIB au premier trimestre viennent, outre de la hausse des stocks, de celle des exportations (+ 0,2 %), néanmoins tempérée par une reprise des importations.
Ménages économes
Ce qui préoccupe les économistes, c'est la faible progression de la consommation des ménages sur les trois premiers mois de l'année. Et pour beaucoup d'entre eux, la récession se lit dans les faits et gestes des consommateurs. Sur un rythme annualisé, les dépenses des ménages ont en effet enregistré entre janvier et mars la plus faible progression depuis 1995. Hier, le ministère du Commerce a indiqué qu'elles avaient progressé de 0,4 % au mois de mars, mais seulement de 0,1 % hors inflation. Les foyers américains se concentrent désormais sur l'indispensable : dépenses de santé, électricité et logement. Tout le reste - voitures, mobilier, loisirs, etc. - est visiblement sacrifié pour pouvoir continuer à payer un carburant et des produits alimentaires toujours plus chers. Quand on sait que la consommation assure 70 % de l'activité économique outre-Atlantique, cette tendance est préoccupante.
Par ailleurs, l'inflation ne donne guère de signe d'affaiblissement, ce qui inquiète à nouveau la Réserve fédérale. En abaissant d'un quart de point son principal taux directeur mercredi, pour le ramener à 2 %, la banque centrale a noté dans son communiqué que « l'activité économique demeure faible » et que « l'incertitude sur le développement de l'inflation est élevé ». Sur douze mois, la hausse des prix atteint 4 % en rythme annuel et, hors énergie et alimentation, 2,1 %.
La Réserve fédérale ne s'interdit pas, toutefois, de procéder à de nouvelles réductions des taux, alors que beaucoup attendaient l'annonce d'une pause officielle. « Le comité a besoin de flexibilité pour agir à nouveau s'il y avait de nouvelles surprises », explique Joel Naroff, le chef économiste de la banque Commerce Online. De son côté, Brian Bethune parie sur une reprise de la baisse des taux au deuxième semestre 2008. Pour lui, ils s'établiraient à 1,50 % à la fin de l'année. Toutefois, le sentiment général est que la Réserve fédérale va attendre de pouvoir constater l'impact de ses précédents assouplissements monétaires sur l'économie avant d'agir à nouveau. D'autant que l'activité du premier trimestre n'a pas encore permis d'évaluer les effets de sa politique.
Signaux de crise
Les dépenses d'investissements ont reculé de 2,5 % en rythme annualisé, tandis que l'immobilier résidentiel s'est écroulé de 26,7 %. « La chute des prix de l'immobilier, des conditions de crédit plus astreignantes et les prix croissants de l'alimentaire et de l'essence ont été exacerbés par un marché de l'emploi qui s'est affaibli ces derniers mois », observe Peter Kretzmer, économiste chez Bank of America. En mars, les Etats-Unis ont perdu 80.000 emplois et le taux de chômage a atteint 5,1 %. En avril, les experts tablent sur 70.000 suppressions de postes, au moins.
Pour l'heure, c'est le dollar qui a retrouvé de la vitalité. Il est à son niveau le plus haut depuis cinq semaines et a gagné 1,1 % face à l'euro au mois d'avril. Peut-être le signe que les spéculateurs estiment que l'on a touché le fond.
VIRGINIE ROBERT
www.lesechos.fr

jeudi 1 mai 2008

Les cours du pétrole reculent après les stocks américains

Les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, affichant une hausse de 3,8 millions de barils. Du coup, les cours fléchissent, d'autant que le dollar se raffermit.

Les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, affichant une hausse de 3,8 millions de barils à 319,9 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une progression de 300.000 barils seulement.
Les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, affichant une hausse de 3,8 millions de barils à 319,9 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une progression de 300.000 barils seulement.
Les cours du pétrole ont accentué leur recul ce mercredi après l'annonce d'une hausse bien plus marquée que prévu des stocks américains de brut. Vers 15 h 05 GMT, le contrat pour juin sur le brut léger américain perdait 1,55 dollar, soit 1,34%, à 114,10 dollars le baril, et le Brent cédait 1,38 dollar (1,22%) à 112,05 dollars.

Les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, affichant une hausse de 3,8 millions de barils à 319,9 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une progression de 300.000 barils seulement.

Les stocks d'essence ont parallèlement diminué de 1,5 million de barils, alors que le marché anticipait une baisse de 700.000 barils, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, sont en hausse de 1,1 million de barils, contre -100.000 attendu.

Les cours avaient déjà reculé avant ces chiffres grâce notamment à la reprise du travail après une grève chez Exxon Mobil au Nigeria. Ce mouvement à la baisse tient aussi au raffermissement du dollar, après des statistiques sur la croissance américaine meilleures que prévu.


latribune.fr

La banque Wachovia forcée de provisionner

Elle va devoir provisionner 800 millions à un milliard de dollars dans ses comptes du deuxième trimestre en raison d'une décision de justice.

La cinquième banque américaine, Wachovia, qu'on savait touchée de plein fouet par la crise immobilière et le ralentissement économique des Etats-Unis, est obligée de passer d'importantes provisions.

Elle a annoncé ce mercredi qu'elle allait devoir provisionner entre 800 millions et un milliard de dollars dans ses comptes du deuxième trimestre.

Ce n'est pas la faute du subprime mais d'une récente décision de justice qui a concerné sa concurrente BB&T Corporation, opposée à l'état américain. Ces provisions concernent une activité de leasing d'équipements technologiques, pour la période allant de 1999 à 2003, date à laquelle Wachovia a cessé de proposer ce type d'activités.

latribune.fr

La Fed baisse encore ses taux d'un quart de point

La banque centrale américaine a poursuivi ce mercredi soir son cycle de baisse de ses taux d'intérêt. Mais ce dernier pourrait prendre fin.

En septembre dernier, les taux américains se situaient encore à plus de 5%
En septembre dernier, les taux américains se situaient encore à plus de 5%
Aux Etats-Unis, la banque centrale américaine (Fed) a terminé ce mercredi soir sa traditionnelle réunion mensuelle de deux jours en annonçant une nouvelle baisse de ses taux d'intérêt. Elle les réduit encore d'un quart de point pour redescendre à 2%. Elle baisse aussi son taux d'escompte d'un quart de point pour le ramener à 2,25%.

Le cycle baissier amorcé par la Réserve fédérale depuis septembre quand les taux étaient encore à 5,25% se poursuit donc alors que la crise du subprime continue d'affecter les Etats-Unis où la croissance est au ralenti même si la récession attendue tarde à se manifester comme en témoigne le chiffre du PIB (produit intérieur brut) en première estimation pour le premier trimestre dévoilé ce jour : +0,6%.

Mais si la Fed a encore fait un effort pour essayer de redonner un peu de tonus à l'économie américaine, en en soulignant la faiblesse actuelle, notamment pour les dépenses des ménages et des entreprises et en affichant sa crainte des conséquences de la crise actuelle du crédit, de la Bourse et de l'immobilier pour les trimestres à venir, elle pourrait bientôt mettre fin à ces reculs et adopter le statu quo. Car elle regarde aussi de près l'évolution des prix qui continue à être sensible, notamment pour les produits alimentaires et pour l'énergie, même si la réserve fédérale souligne que la tendance inflationniste actuelle tend à se calmer.

latribune.fr

mardi 29 avril 2008

Le président de l'Opep évoque un baril à 200 dollars

Dans une déclaration au quotidien algérien El Modjahid, Chakib Khalil craint les conséquences d'une poursuite de la chute du dollar.

"Le prix du baril est désormais indexé à la hausse ou à la baisse du dollar" a dit le président de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole .
"Le prix du baril est désormais indexé à la hausse ou à la baisse du dollar" a dit le président de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole .
Chakib Khalil, le ministre algérien de l'Energie et des mines qui est également le président actuel de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP) met les pieds dans le plat à l'heure où le prix du baril a atteint de nouveaux records tout près des 120 dollars.

Dans une déclaration publié ce lundi par le quotidien algérien El Moudjahid, il n'exclut pas de voir ce prix du baril continuer à flamber et atteindre les 200 dollars.

Il souligne en effet que "le prix du baril est désormais indexé à la hausse ou à la baisse du dollar. Une baisse de 1% du dollar, provoque une hausse de 4 dollars par baril. Dans le cas d'une hausse de 10% du dollar, il y a fort à parier que le prix du baril chutera de 40 dollars".

Le ministre tente donc à la fois de ne pas mettre de l'huile (sans mauvais jeu de mots) sur le feu. "En termes de fondamentaux, les stocks sont élevés, la demande est en baisse et l'offre est satisfaisante. Normalement, sans problèmes géopolitiques et la baisse du dollar, les prix du pétrole ne seraient pas à leur niveau actuel".

Il estime en effet que "les prix du pétrole sont élevés du fait de la récession aux Etats-Unis et la crise économique touchant plusieurs pays, qui influe sur la valeur du dollar. Si la situation américaine arrivait à se stabiliser d'ici la fin de l'année, cela aiderait à les cours à se stabiliser".

Pas question en revanche à ses yeux de modifier la politique de l'Opep : "je ne pense pas qu'une augmentation de la production aiderait les prix à baisser puisqu'il y a un équilibre entre l'offre et la demande, que les stocks d'essence aux Etats-Unis enregistrent un excèdent et qu'ils sont à leur plus haut niveau depuis cinq ans". Pas question non plus de convoquer une réunion extraordinaire de l'OPEP : "les objectifs de l'OPEP ne sont pas de baisser ou d'augmenter les prix du pétrole, mais de répondre aux besoins du marché" a-t-il souligné.


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Réunion de la Fed qui se prépare à une nouvelle baisse des taux

La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait opter pour une nouvelle baisse des taux afin de soutenir davantage l'économie. Toutefois la détente monétaire devrait être moins forte que celle décidée lors des réunions précédentes. A cette occasion, la banque pourrait laisse entendre que le cycle de baisse touche à sa fin car l'inflation l'inquiète.

Les marchés devraient être dans l'expectative en attendant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) ce mardi et demain mercredi. La Réserve fédérale a déjà réduit de trois points son principal taux directeur depuis la mi-septembre pour tenter de contrer le ralentissement économique engagé aux États-Unis dans le sillage du retournement du marché immobilier qui a provoqué une crise des crédits à risque "subprime", puis une crise de l'ensemble des marchés de crédit.

Depuis l'automne dernier, la Banque centrale a réduit six fois le taux des Fed funds, le faisant revenir de 5,25% à 2,25%. Et selon toute vraisemblance, les observateurs tablent sur une nouvelle baisse cette semaine, mais cette fois de 25 points de base - contre une détente de 75 points le mois dernier. De surcroît, les pronostics sont plus incertains puisque les futures sur taux estiment qu'il y a une chance sur cinq que la banque centrale choisisse le statu quo.

Une nouvelle détente monétaire reste cependant l'hypothèse la plus vraisemblable, avec une probabilité estimée à 80% par les analystes, mais le communiqué qui accompagnera la décision pourrait aussi indiquer que la baisse de taux de cette semaine sera la dernière du cycle actuel.

La première estimation du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis au premier trimestre permettra quant à elle, mercredi, de faire le point sur l'autre risque qui plane sur l'économie, celui de la récession. Les économistes attendent en moyenne une croissance anémique de 0,2% en rythme annuel. Il s'agirait de la plus faible performance depuis les derniers mois de 2002.

latribune.fr

vendredi 25 avril 2008

Pas de formule miracle pour le FMI


par Agnès Bénassy-Quéré et Lionel Fontagné du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii).

Alors que la gouvernance économique mondiale est au coeur de toutes les préoccupations, la décision de modifier les règles de représentation dans l'organisation phare de la régulation financière mondiale, pour mieux prendre en compte la montée en puissance des pays émergents, ne passera pas inaperçue. D'autant qu'on a choisi une nouvelle formule de calcul... dont on se gardera bien d'appliquer pleinement les résultats!

Lors des assemblées d'avril, le comité monétaire et financier du Fonds monétaire international (FMI) a en effet approuvé la réforme des quotes-parts qui avait été proposée fin mars par le conseil d'administration du Fonds. Les 185 États membres vont maintenant procéder au vote, et la réforme devrait être adoptée dans les semaines qui viennent. Ainsi s'achève un marathon de près de deux ans pour tenter de rééquilibrer les pouvoirs au sein de cette institution décidément bien chahutée. En septembre 2006, à Singapour, les 185 États membres avaient décidé de relever immédiatement les quotes-parts (et, donc, les droits de vote) de quatre pays particulièrement sous-représentés -Chine, Corée, Mexique et Turquie- et de modifier la formule de calcul des quotes-parts au plus tard au printemps de 2008. Nous y sommes.

La réforme adoptée comporte trois volets: une nouvelle formule de calcul qui se substitue aux cinq formules précédemment utilisées; un triplement des droits de vote de base -les droits alloués à chaque État membre indépendamment de sa quote-part-; et des administrateurs adjoints supplémentaires pour les deux circonscriptions africaines, particulièrement chargées en nombre de pays mais légères en droits de vote. Le triplement des droits de vote de base va permettre à 135 pays (sur 185) de peser davantage sur les décisions du Fonds. Ainsi, le plus petit État membre -Palau- va voir son droit de vote presque multiplié par trois pour atteindre... 0,031 % des voix.

De fait, au terme de la réforme, 89 pays auront toujours un droit de vote inférieur à 0,1 %, et seuls 12 pays d'Afrique subsaharienne dépasseront ce seuil. Pour ces pays, la nomination d'un second administrateur adjoint est sans doute plus importante que la hausse des droits de vote.

Pour les grandes économies émergentes, c'est au contraire le changement dans la formule de calcul des quotes-parts qui va compter. En particulier, la nouvelle formule tient compte du PIB mesuré en parité de pouvoir d'achat, c'est-à-dire en supposant que les niveaux de prix soient les mêmes partout dans le monde. Cela conduit à relever fortement la quote-part de la Chine et d'autres grandes économies émergentes.

Les plus gros perdants sont le Royaume-Uni et la France. Toutefois, la nouvelle formule ne s'applique pas brutalement (pas plus que le système opaque qu'elle remplace). Elle ne fait que fournir une indication pour les réajustements. Ainsi, la quote-part théorique de la Chine serait de 6,39 % selon la nouvelle formule, mais elle ne sera que de 3,997 % après cette réforme, tandis que la France bénéficiera encore d'une quote-part de 4,506 %, soit plus que le chiffre théorique de 4,016 %.

Ironie de la réforme, les États-Unis, qui bénéficient déjà d'un pouvoir de veto avec plus de 17 % des droits de vote, voient leur quote-part théorique augmenter avec la nouvelle formule. Grands seigneurs, ils renoncent à une partie de leurs nouveaux droits, suivis en cela par l'Allemagne, le Japon et quelques autres pays.

En réalité, les États-Unis ont tout intérêt à terme à cette réforme pérennisant leur position au sein de l'institution: selon les estimations du Cepii (Centre d'études prospectives et d'informations internationales), la nouvelle formule conduit à une forte augmentation de la quote-part chinoise (+4,5 points de pourcentage) d'ici à 2030 et à une baisse presque équivalente (-4 points) de celle de la zone euro, tandis que les États-Unis parviennent peu ou prou à maintenir leur part. Quant à la quote-part agrégée des pays d'Afrique subsaharienne, elle stagne à 1,5 % (1 % si l'on retire l'Afrique du Sud), même si les droits de vote de base relèvent un peu ce chiffre pour les droits de vote. Ainsi, la réforme est loin de rééquilibrer les pouvoirs au sein du Fonds. Comme le dit son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, c'est un premier pas.

Agnès Bénassy-Quéré et Lionel Fontagné du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii).

latribune.fr

Porsche veut faire de Volkswagen une entreprise "normale"

L'assemblée générale des actionnaires s'est transformée en passe d'armes entre salariés et élus du Land de Basse Saxe d'un côté et Porsche de l'autre. Les premiers craignent de perdre leurs pouvoirs dès que la marque légendaire, probablement à l'été, prendra la majorité absolue du capital du premier constructeur européen.

On s'attendait à une assemblée générale longue et agitée. Les quelque 2.600 actionnaires venus à Hambourg hier n'ont pas été déçus. Martin Winterkorn, le président du directoire, a eu beau vanter les performances du premier constructeur européen alors que les nuages commencent à s'accumuler sur l'environnement international, ce n'est pas vraiment ce qui a intéressé les actionnaires, dont la faible présence a surpris quand on sait qu'ils avaient été plus de 4.000 à venir chez Porsche et sont régulièrement plus de 8.000 chez Mercedes ou Siemens.

Ceux-ci voulaient surtout savoir quelle va être l'issue de la passe d'armes qui oppose depuis l'automne Porsche, qui veut les pleins pouvoirs quand il aura fait passer sa participation d'aujourd'hui 31% à plus de 50%, aux salariés et au Land de Basse Saxe qui entendent bien conserver leurs prérogatives.

"Cette bagarre ne limite t-elle pas la marge de manoeuvre de la direction du groupe?" s'est inquiété un actionnaire en s'adressant au patron de Porsche, Wendelin Wiedeking. "Pourquoi des critiques aussi massives sur la loi Volkswagen, M. Wiedeking ?" s'est indigné un salarié, en estimant que ce qui s'est passé chez Nokia à Bochum et chez Siemens dans les téléphones portables justifiait que le Land de Basse Saxe conserve sa minorité de blocage et les syndicats leur droit de regard sur les grandes décisions.

Le patron de Porsche n'a pas eu droit cependant à la parole. S'appuyant sur le droit allemand des sociétés, le président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piëch, a répondu qu'il n'acceptait aucune des questions qui s'adressaient à un membre actuel du conseil ou un membre futur.

C'est finalement le directeur juridique de la marque légendaire qui a expliqué pourquoi Porsche avait déposé une résolution destinée à modifier certains paragraphes des statuts pour se mettre en conformité avec le jugement de la Cour européenne de justice. Et de s'opposer avec virulence aux arguments avancés peu avant par le ministre des Finances du Land de Basse Saxe.

En octobre, la Cour européenne a condamné la loi Volkswagen qui garantit notamment aux salariés et à l'Etat de Basse Saxe un droit de veto sur les décisions stratégiques. Si l'Etat de Basse Saxe a compris qu'il ne pourrait plus conserver son statut particulier qui lui assure notamment deux sièges automatiques au conseil et le plafonnement à 20% des droits de vote d'un actionnaire, il tient en revanche à laisser à 80% la majorité nécessaire lors d'une assemblée générale pour des décisions importantes.

"Nous prenons au sérieux vos craintes et critiques", a d'abord indiqué le manager de Porsche en assurant que l'objectif final n'était pas d'affaiblir Volkswagen ou de le démanteler mais bien de saisir "la chance historique qui nous permet de façonner un groupe automobile inégalable".

Il a assuré au passage qu'il ne prévoyait aucune suppression d'emplois chez VW et que Porsche avait même proposé à la Basse-Saxe "d'assurer par contrat la pérennité des sites de VW en Allemagne". Il a estimé indispensable en revanche une modification immédiate des statuts pour que Volkswagen devienne une société normale avec des statuts conformes à ceux des autres.

Dès qu'il aura obtenu le feu vert des différents offices de cartel, au plus tard après l'été, Porsche veut faire monter sa participation à plus de 50%, a indiqué à La Tribune le porte-parole du groupe de Stuttgart. Pour l'instant toutefois, il risque de subir un certain revers, sa résolution ne devant pas obtenir les 80% des droits de vote présents nécessaires. Le vote devait débuter en début de soirée.

Une situation qui ne l'empêche pas déjà d'imposer ses vues au conseil de surveillance dans lequel il détient désormais directement quatre des dix sièges détenus par les représentants du capital. Wolfgang Porsche, président du conseil de surveillance, devait être élu à l'issue de l'assemblée au conseil de Volkswagen. Mais en présentant une résolution visant à modifier les statuts, Porsche s'est laissé ouverte la possibilité à terme de déposer plainte devant les tribunaux pour obtenir gain de cause.

Dans un premier temps, il va devoir affronter les représentants des salariés de Volkswagen mardi prochain devant les tribunaux. Le comité d'entreprise a déposé plainte sur la constitution du conseil de surveillance de Porsche SE, la nouvelle holding du groupe. Trois seulement des six sièges accordés aux salariés sont prévus pour Volkswagen, le jour où Porsche détiendra plus de 50% du capital. Les trois autres sont pour les représentants de la marque légendaire. Et ce alors qu'il y a 12.000 salariés chez Porsche et 326.000 chez Volkswagen.

Bénédicte de Peretti, envoyée spéciale à Hambourg

samedi 30 juin 2007

عيّنة من الأسئلة ــ الإشكاليّات... ولا فضيحة

جان عزيز

بعدما اتّضح أنّ لسرطان الإرهاب الأصولي السنّي خلايا نائمة في أكثر من منطقة لبنانية، وبعدما بات أكيداً أن للأمر المذكور تداعيات على وضع السلطة القائمة في بيروت، وهي تداعيات تراوح بين حدّ أدنى عنوانه التقصير والإهمال، وحدّ أقصى عنوانه «التورّط»، مروراً بصيغ وسطية من نوع «خلق الأجواء المساعدة» لتخصيب الإرهاب المذكور، عفواً أو خلافه، بعد ذلك كله بات شبه محسوم أن أي مبادرة للحل، وخصوصاً أي تجاوب مع مساعي الوساطات الخارجية، سيكون خاضعاً من جانب السلطة لشرط شموله «الملف الأمني». وهذا البند يقصد منه، كما يؤكد المطّلعون «معالجة» الثغر والفجوات والهفوات التي خلّفها أداء فريق السلطة، منذ ما قبل 20 أيار الماضي، تاريخ اندلاع معارك نهر البارد، حتى ما بعده. و«المعالجة» المطلوبة على ما يبدو، تهدف إلى إطفاء أسئلة ومسائل جمّة، يعطي العارفون بعض الأمثلة عنها،
كالآتي:
1ـــــ مَن اكتشف المتهمين في جريمة تفجيري عين علق في 13 شباط الماضي، والذين أعلن عن توقيفهم في 13 آذار الفائت؟ هل هو فعلاً جهاز أمني تابع لقوى السلطة كما أشيع، أم جهاز أمني آخر «غير تابع» لها، لا بل هو عرضة لاستهدافها منذ أكثر من عام؟
وهل كشف الجريمة المذكورة تمّ بواسطة المعلومات المحلية، أم بواسطة «إخبارية» أميركية ــ سعودية مباشرة، ومتعلقة بمتهم سعودي أوقف وهو يغادر لبنان، ما أدى إلى التقاط أول الخيط؟ وهل صحيح أن محاولة سلطوية لتحويل الاتهام في هذه القضية، وخصوصاً لجهة التعتيم على جنسية وإبراز أخرى، اصطدمت بوجود محاضر تحقيق أوليّة في عهدة جهات أمنية أخرى، ما جعل أمنيي السلطة يتعقلنون بعض الشيء؟
2 ـــــ أين هو ملف أحمد مرعي الذي أوقف في الأشرفية، ونُسجت حوله أساطير مؤسسة لروايات افتضاح «فتح الإسلام»، حتى إن عدداً من النواب السلطويين حدد مواعيد عدة للسبق الإعلامي المفقود، قبل أن يحمّل طارق متري إرهاصات أكبر حول ملفات ووثائق وأدلّة وبراهين، انتهت جميعها إلى الصمت؟ وهل صحيح أن هذا النسج السلطوي كله، مستند في الأساس إلى إفادة ملحقة من جانب شقيق مرعي، اصطدمت بدورها، بموضوعية مسؤول قضائي كبير، رفض الأخذ بتضخيماتها؟
3 ـــــ وهل صحيح أن مجرّد الكشف عن محاضر جلسات مجلس الوزراء التي تلت اندلاع أحداث البارد، كافٍ لافتضاح الكثير؟ فكيف يعلن مسؤول أمني كبير في إحدى تلك الجلسات أن عملية شارع المئتين في طرابلس، جاءت على خلفيّة الرصد الفوري لسيارة قيل إنها شاركت في عملية السطو على بنك المتوسط قبل ساعات، ومشاهدتها في الشارع المذكور، ثم يعلن مسؤول أمني آخر مرؤوس من جانب الأول، أن الشقق التي دوهمت كانت موضع مراقبة منذ أشهر؟ وماذا يعني التباين في الروايتين المسجلتين، وهل يمكن الاستنتاج أن التفرّد في التصرّف الأمني، لم يكن حيال الجيش وحده، بل استهدف أيضاً قيادة الجهاز الأساسي الذي قام بالخطوة الميدانية؟
4 ــــــ وهل صحيح أيضاً أن أي كلام لم يذكر في تلك الجلسات، عن قصة الاتصال بالهاتف المقفل لضابط مخابرات الجيش في الشمال، وهي الرواية التبريرية التي ظهرت بعد أسبوعين في جلسة لجنة الدفاع النيابية؟
5 ــــــ وهل صحيح أن قيادة الجيش جزمت في تلك الجلسات بعدم التنسيق معها، كما جزمت بعدم وجود قرار لديها بحسم المعركة عبر الدخول العسكري إلى المخيم، ونيتها الوصول إلى تسليم القَتَلة بأساليب مركّبة، عسكرية وأمنية وسياسية أخرى؟
6 ــــــ وهل صحيح أن مسؤولاً حكومياً كان مشغولاً خلال تلك الجلسات، بالعمل على تحريض أحد الوزراء المعنيين بالأحداث، ضد أحد الأجهزة الأمنية، حتى إنه مرّر إلى الوزير المقصود ورقة صغيرة كتب له عليها بالإنكليزية: «أنت الآن شاكر العبسي»؟
7 ــــــ وهل صحيح أن كل التسريبات الصحافية التي أعقبت اندلاع الأحداث، من نوع ضبط الشيكات المسروقة مثلاً، تقع بين حد التضليل الإعلامي، وحد توريط بعض المعنيين أكثر من إنقاذهم؟
8 ــــــ وهل صحيح أن لا إمكان تقنياً لضبط أعداد الأشخاص الخليجيين الذين دخلوا إلى لبنان عبر حدوده الرسمية في الأعوام الماضية، ولم يغادروه، لا بل مكثوا فيه، تماماً كما كان يمكث أهل كهف القلمون حتى أول من أمس؟
إنها مجرد عيّنة عن كميات لا تنتهي من الأسئلة ــ الإشكاليات، التي يضجّ بها المتابعون لأداء السلطة وصخبها الإعلامي في الداخل والخارج. وهي كميات تدفع المعنيين إلى الاعتقاد بأن حوادث كثيرة قد تتكرّر، على طريقة «أبي جندل»، وأن أي حل للأزمة سيكون مشروطاً، بمعالجة «الوضع الأمني»، على طريقة عفو ما، لا عن المجرمين، بل عمّن كان يعرف، أو يفترض أن يعرف، أنهم كذلك.

عدد السبت ٣٠ حزيران

mercredi 13 juin 2007

Air Force Considered Gay 'Love Bomb' Against Enemies

WASHINGTON — The Air Force on Tuesday confirmed a report that in 1994 a military researcher requested $7.5 million to develop a non-lethal "love bomb" that would chemically alter the state of mind of enemy troops and make them want to have sex with each other rather than fight.

Air Force spokeswoman Lt. Col. Cathy Reardon said the idea was proposed by an Air Force researcher at a lab at Brooks Air Force Base in Texas, but it was rejected by the Defense Department. Officials noted that the Air Force constantly is considering funding proposals.

No money was spent, Reardon said, and no such weapons are being considered. The goal was to create a non-lethal weapon to be used against enemy troops.

First reported by KPIX-TV in San Francisco, the discovery of the "gay bomb" proposal came from a Freedom of Information Act request made by Edward Hammond of Berkeley's Sunshine Project, a watchdog group that tracks military spending.

As part of the military's goal of developing non-lethal weapons, the proposal suggested, "One distasteful but completely non-lethal example would be strong aphrodisiacs, especially if the chemical also caused homosexual behavior."

The proposal also offered other ideas, such as a "sex attractant" chemical that would make "annoying and injurious creatures" like stinging bugs more aggressive and draw them to the enemy's position. Another chemical would leave such a strong stench, the enemy would be detectable for weeks.

A portion of the proposal notes that some of the chemicals could be used on both enemy personnel and civilians and would require decontamination countermeasures to nullify the effects.

A Defense Department spokesman told FOX News that he was not aware of any "love bomb" proposal but called the idea one of the most ridiculous things he'd heard.

FOX News' Jennifer Griffin and Nick Simeone contributed to this report.

mardi 12 juin 2007

«نقزة» السلطة من باريس: الوقائع... غير الكاملة

12 حزيران 2007
جان عزيز - ما هو سرّ التحفّظات التي يبديها بعض أركان فريق السلطة حيال المبادرة الفرنسية؟ وما هو التفسير الممكن للتناقض بين مواقف هؤلاء المستجدة، وبين مدائحهم طيلة الأشهر الماضية للسياسة الفرنسية حيال لبنان، في ظل تحوّل باريس في العامين المنصرمين، مربط خيلهم؟

المعلومات الموثوق بها عن الموضوع، تشير إلى أن ثمة «نقزة» في أوساط فريق 14 آذار من سرعة التغيير في المناخ الفرنسي بعد رحيل جاك شيراك.
ذلك أن أركان الأكثرية كانوا يتوقّعون أداءً ما متمايزاً بعض الشيء للإدارة الفرنسية الجديدة. غير أن تطمينات جمّة نُقلت إليهم من باريس، وخصوصاً من بيروت، عن استمرار السياسة الشيراكية نفسها في الخطوط العامة والمفاصل الأساسية.
إلاّ أن وصول برنار كوشنير إلى الكي دورسيه مثّل مؤشراً أول للحذر. وهو ما لبث أن تأكد في حفل فطور قصر الصنوبر قبل أسبوعين، حين فاجأ كوشنير ضيوفه، بفكرة اللقاء اللبناني الموسّع في قصر «دوردون» التابع لوزارة الخارجية الفرنسية. لم تكن الفكرة قد نوقشت بين أي من مسؤولي باريس وفريق الأكثرية في بيروت. وهو ما انعكس سلسلة اتصالات انهالت على الممثلية الفرنسية في لبنان، للاستيضاح والاستفهام ومحاولة فهم الأبعاد والخلفيات، وخصوصاً لجهة احتمال أن تكون الخطوة منسّقة مع واشنطن
والرياض.
غير أن «الريبة الآذارية» راحت تتكثّف، نتيجة عدم التمكّن من الحصول على معلومات فرنسية واضحة، وخصوصاً بعدما تعذّر على شخصيات لبنانية شبه مقيمة في قصر الإليزيه طيلة العهد الشيراكي وأعوامه الاثني عشر، الحصول على مواعيد رئاسية لسبر الموضوع.
عند هذا الحد بدأت ردود الفعل الأكثرية تبدي تحفّظها حيال الخطوة الفرنسية، فراوحت بين استغراب مكان الاجتماع المقترح، وبين الإعراب عن عدم المعرفة بالمبادرة في حد ذاتها. إلاّ أن مسلسل المفاجآت توالى، فجاءت تصريحات وزير الخارجية الإيطالية ماسيمو داليما بعد زيارتيه إلى دمشق وبيروت، لتعزيز الشك الآذاري. وهو ما اقتضى هجوماً جنبلاطياً على كلام روما، على طريقة إسماع
الجارة.
في هذا الوقت يتبيّن أن الخطوات الفرنسية متقدمة أوروبياً وأميركياً وفاتيكانياً وعربياً. وهو ما استدعى الاستنفار الآذاري للمواجهة. إلاّ أن أجواء الأكثرية البيروتية ظلّت مرتاحة إلى خط دفاع رئيسي بالنسبة إليها، يمثّله السفير الفرنسي في لبنان برنار إيمييه.
وفي هذا السياق، تؤكد المعلومات نفسها أن إيمييه كان أول مَن استشعر التغيير الحاصل في إدارته، ونقل إليها رغبته في ترك بيروت. غير أن اعتبارات فرنسية متعلّقة برفض باريس أن يتقدّم سفير جديد لها بأوراق اعتماده إلى الرئيس إميل لحود، هو ما جعل المسألة مؤجّلة. وبالتالي اطمأن الآذاريون إلى استمرار إيمييه في الإشراف على أي مبادرة فرنسية حيال الوضع اللبناني.
غير أن تطورين جديدين طرآ في الساعات الماضية زادا من المخاوف الآذارية وأعادا لهجة الحذر الشديد.
التطور الأول كان حسم الإدارة الفرنسية الجديدة قرارها نقل إيمييه إلى أنقرة، اعتباراً من تموز المقبل. وتعيين السفير الفرنسي في السنغال أندريه باران «سفيراً» جديداً مكانه في بيروت، على أن يحلّ الآن برتبة قائم بالأعمال، ما يجنّبه تقديم أوراق الاعتماد، ليُرفّع لاحقاً إلى رتبة سفير. وباران الخبير في شؤون المنطقة، متزوج باللبنانية الأصل، مايا سبليني.
أمّا التطور الثاني، فكان تكليف جان كلود كوسران ملف المبادرة الفرنسية حيال لبنان، بدلاً من إيمييه نفسه. وكوسران يعبّر عن اتجاهات كوشنير اللبنانية، كما يمثّل تراكماً كبيراً من الدلالات الفرنسية الداخلية. فهو كدبلوماسي فرنسي، ينتمي في جذوره إلى الحقبة الميترانية. وكمتعاطٍ في الشأن الشرق أوسطي، يعدّ من رموز الانفتاح الباريسي على دمشق، التي حلّ فيها سفيراً بعد وصول شيراك إلى الرئاسة، في ذروة الغزل السوري ــــــ الشيراكي ــــــ الحريري. والأهم أنه من «ضحايا» الأداء الشيراكي في الشرق الأوسط، بعدما أُبعد من منصبه في رئاسة المخابرات الخارجية، وهي الخطوة التي قيل إن شيراك أقدم عليها بعد عام 2002، تمهيداً لاصطفافه لاحقاً خلف سياسة واشنطن.
هكذا في خلال أيّام تبدّلت صورة فرنسا لدى فريق 14 آذار، قبل أن يتبدّل مضمون سياسة باريس تجاه لبنان ومحيطه. وتكوّن لدى الأكثرية البيروتية انطباع بانقلاب ما، على خلفية رحيل مَن كان يعدّ بالنسبة إليها، أكثر من سفير، وبمثابة «منسّق الأنشطة الشيراكية» بين الإليزيه وقريطم.
هل صحيح هذا الانطباع؟ تشير المعلومات نفسها إلى أن الآذاريين بالغوا في حذرهم وتحفّظهم. فالمسألة بالنسبة إلى العالم الغربي، مسألة حسابات وواقعية لا غير. ولا يمكن قياسها بكون كوسران أول مسؤول فرنسي يزور بيروت بعد 14 شباط 2005، ولا يبدأ محطاته اللبنانية بزيارة الضريح. أمّا الآتي فمحكوم بموازين الأحجام الفعلية، والثوابت اللبنانية غير القابلة للبيع والشراء.

lundi 11 juin 2007

En dix ans, les dépenses militaires dans le monde ont augmenté de 37 %, selon une étude

Les dépenses militaires mondiales ont progressé de 37 % en dix ans, atteignant 1 204 milliards de dollars (902 milliards d'euros) en 2006, selon le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri) publié lundi 11 juin. Par rapport à 2005, le montant total des dépenses a augmenté de 3,5 %, selon l'institut, qui estime que la tendance ne devrait pas s'inverser pour le moment.


Les Etats-Unis, avec 528,7 milliards de dollars (395,8 milliards d'euros) dépensés en 2006, contribuent pour 46 % à l'ensemble des dépenses militaires dans le monde, loin devant tous les autres pays. En cause, selon le Sipri : "Les coûteuses opérations militaires en Afghanistan et en Irak". Suivent la Grande-Bretagne, la France, la Chine et le Japon, qui ont chacun compté pour 4 à 5 % des dépenses militaires mondiales de 2006. A eux seuls, les quinze premiers pays ont dépensé 83 % du budget global.

LA CHINE DEVANT LE JAPON POUR LA PREMIÈRE FOIS

Les dépenses de la Russie, quatrième pays en Europe, ont progressé de près de 12 % en 2006, après une hausse de 19 % en 2005. "Depuis le début de cette tendance à la hausse, en 1998, les dépenses de la Russie ont augmenté de 155 %", note le Sipri.

La Chine, dont les dépenses ont rapidement augmenté pour dépasser pour la première fois celles du Japon l'année dernière, "est l'exemple même d'un pays où le boom économique, ainsi que d'autres facteurs, a permis une forte hausse des dépenses militaires", relève l'institut.

Les ventes d'armes des cent principaux fabricants au monde ont progressé de 3 % sur un an en 2005 – dernière année pour laquelle le SIPRI dispose de données –, atteignant 290 milliards de dollars (plus de 217 milliards d'euros). Les sociétés américaines et d'Europe de l'Ouest ont largement dominé ce marché, réalisant à elles seules 92 % des ventes, notamment en direction du Proche-Orient, "malgré une parfaite connaissance de l'instabilité de la région", note le Sipri.

samedi 9 juin 2007

Music in life

Life will be a lot easier if there's music on it.
Imagine a piano and violin music every time you want to say a romantic thing, and specially the one who you talk with hears it.
Imagine a tumpet and drums music everytime you want to talk with your army or with your team, when you say: Go Get'em!
Imagine who much help music could give you when you come back and you look in her/his eyes!
Imagine how powerful is your smile or your tears if it's accompanied by music.
But no music is incorporated with real life, try to get along with it!
Ch Nassim

The contact lenses that could restore 20/20 vision

You wear lenses while you sleep, then wake up with perfect vision. Short-sighted Jimmy Lee Shreeve tried it - and couldn't believe his eyes

Published: 05 June 2007

I knew I was becoming short-sighted when I couldn't see what was written on the blackboard at school. My parents duly took me for an eye test and, at 13, I was given a pair of specs. My heart sank. I didn't want to be a Clark Kent or a geek. So I refused to wear them for school or anywhere out of the house. As a result, my work suffered. I became a bit of a rebel to compensate and left school without any qualifications. All for the sake of vanity.

In my early twenties I invested in a pair of contact lenses, which solved the vanity issue (and meant I was now able to catch the right buses). But they were fiddly to put in and take out - not to mention having to be careful not to rub my eyes. I also managed to wreck a couple of pairs after having had too many shots of Jack Daniels (inebriation and contacts don't mix).

Despite my myopic misadventures, I was never tempted by laser surgery. Call me a wimp, but I didn't fancy the idea of having my eyes zapped by a ray gun. And I was aware that the surgery is non-reversible and the long-term effects aren't yet properly known. Since trashing my last pair of contact lenses (yes, it was Jack Daniels' fault again), I'd pretty much resigned myself to wearing specs. But recently I heard about a new treatment promising the restoration of 20/20 vision without glasses or surgery. It's called Ortho-K, or Orthokeratology, and involves wearing special contact lenses while you sleep, to correct the curvature of the eye. When you wake up the next morning and take out the lenses, you have perfect vision throughout the day.

I couldn't believe it. This sounded like the philosophers' stone for the short-sighted - perfect vision without glasses. But was it too good to be true? There was only one way to find out: try it for myself and see. So I looked for the nearest Ortho-K specialists - an opticians called DH Thomas in Cambridge - and booked an appointment. When I arrived, David Thomas, an optician with more than 30 years of experience and an Ortho-K user himself, ran me through the basics of the treatment. "Ortho-K is similar to an orthodontist using a brace to straighten teeth," he explained. "We take extremely accurate and detailed measurements of your eyes. We then have a pair of hard contact lenses made up with a curvature calculated to squeeze each eye gently in the right places to correct a range of short-sighted and astigmatic prescriptions."

Thomas went on to explain that short-sighted people's eyes are too powerful, focusing light before it reaches the retina. Ortho-K works by flattening the cornea, making it a less powerful lens. After the Ortho-K lenses are taken out in the morning, the eye slowly returns to its myopic state. But this typically takes a whole day - and for some users, two days - before the world turns blurry again.

There is even some evidence that the lenses slow down the deterioration of vision. Ortho-K is also thought to have the potential to slow the rate of or even banish myopia in children.

But is it safe to wear contacts through the night? After all, with orthodox lenses you are warned not to sleep with them in. "That's not a worry," said Thomas. "Ortho-K lenses are gas permeable, so oxygen can get through to keep eyes in good order. And wearing them at night cuts down the risk of getting dust between the contact lens and the eye, which can cause irritation with standard lenses."

I had heard reports of Ortho-K patients in Asia getting eye infections that could have lost them their sight. To be fair, they were thought to have rinsed their lenses in tap water. But it does highlight the need to be very careful when you embark on any treatment related to the eyes. Thomas reassured me that Ortho-K is totally safe providing you follow the proper hygiene procedures. He also stressed that the effects of Ortho-K, unlike those of laser surgery, are totally reversible. "If you stop wearing the lenses, your eyes return to their previous state, and you go back to being short-sighted," he said.

Price-wise, Ortho-K doesn't come cheap. It costs around £100 for the initial consultation and provision of the lenses, then £40 or so a month for ongoing care and replacement lenses every six months. This works out about the same as you would pay for standard forms of contact lenses.

According to Ian Goble of No 7 Contact Lenses, a leading UK-based manufacturer of Ortho-K lenses, the method is popular in the Netherlands, Switzerland, Germany and the US, and is gaining ground in this country as more people hear about it. The lenses were originally developed by the Dutch company Procornea and are now available from several UK suppliers. They are prescribed by high street opticians who have been trained in the technique - you'll find one in most regions.

Once he'd covered the ins and outs of the procedure, Thomas ushered me to a chair to take the standard eye test, with me squinting at the shrinking rows of letters and failing miserably to make out even the top line. The upshot was I have a prescription of -2 in each eye, which means I can get by without stumbling into things like Mr Magoo, but can't read vehicle license plates at any distance.

The next step was to sit me in front of some scary, RoboCop-looking devices to make accurate maps of my eyes and ensure they were suitable for Ortho-K treatment. The first machine was a split lamp microscope, which shone a blinding blue light into my eyes, enabling Thomas to peer into my corneas and search for disease and damage. Neither of which, thankfully, were present. Thomas also checked that my tear-production was up to scratch by lightly pressing the skin just below my eyes. "Tears are the engine oil or lubricant of the eyes, and good tear production is needed for you to be suitable for Ortho-K treatment," he said.

After a number of other tests to assess my visual field and explore my retina, it was time to create a precision map of my corneas. I sat in front of the corneal topography device and perched my chin on the chin-rest, which would keep my head still during the delicate digital mapping process. I then stared - one eye at a time - into the tubular lens, which looked like some sort of psychedelic tunnel with swirling bands of orange and yellow light.

Once the mapping was complete, Thomas pointed to the monitor screen to show me the various images of my cornea that had been produced. The minute subtleties of each contour and dimension were highlighted in vivid reds and greens and other shades. This data was then emailed to No 7 Contact Lenses to make the custom-fit contact lenses which I hoped would provide me with 20/20 vision again.

A few days later, the lenses were ready. I was given instructions on their use and how to store and clean them. I then went home for the big test - my first night with the lenses in. Because I hadn't worn contact lenses for years, it took me a long time to put them in. I kept closing my eyes at the last minute, bottling out. When I finally got them in, my eyes felt sore and uncomfortable, as if I'd got grit in my eyes. But this passed and I eventually fell asleep.

When I awoke the next morning my eyes felt heavy and my vision was blurred. " Christ, I've gone blind," I thought, getting into a minor panic. But when I took the lenses out, I was stunned: my vision was sharp and focused. I really could see clearly without glasses.

Until that moment, I'd still been slightly sceptical. I thought my eyesight might be corrected a bit with Ortho-K - perhaps to the point of being able to watch TV without glasses, but nothing more dramatic. I didn't expect a return to 20/20 vision - which was confirmed after a further eyesight test. As far as I'm concerned, it's a minor miracle - regaining perfect vision without specs or contacts. Had the treatment been around when I was 13 I might well have left school with some qualifications. But if I hadn't turned into a rebel because of myopia I might never have ended up writing for The Independent, or writing books. Maybe it's a good thing Ortho-K wasn't around then.

What is Ortho-K?

The procedure has its roots in a Chinese technique, in which sufferers would sleep with small bags of sand on their eyes. Because myopia is caused by the eyeball lengthening, the weight of the sandbags would temporarily flatten the eye.

Ortho-K was discovered 40 years ago, when opticians noticed that some patients could see better after they removed their contact lenses. At first, a series of lenses were needed, each one flattening the cornea to a small degree over a period of weeks. It is now possible for vision to be restored in two days.

The benefits

* 20/20 vision without contact lenses and glasses.

* Ideal for contact sports and swimming.

* Research suggests that the treatment can slow the progression of short-sightedness in children.

* Non-surgical and 100 per cent reversible.

Black belt

Ortho-K has been a godsend for tae kwondo black belt Carly Wilson. She competes for England internationally, but the sport doesn't allow glasses and the soft contact lenses she wore dried out or became dislodged during the rough and tumble of the sport. Her opticians suggested she try Ortho-K. " It turned out to be the answer to my prayers," she says. "I have perfect vision all day and now I won't have to consider laser surgery, which was one alternative I might reluctantly have taken."

vendredi 8 juin 2007

Le protocole de Kyoto ne mène à rien

07/06/2007 - Claude Allègre - © Le Point

L'écologie est à la mode. C'est bien, car l'homme doit désormais impérativement trouver un équilibre avec la nature. Il ne doit plus continuer à l'exploiter comme si ses ressources étaient inépuisables il ne doit plus continuer à la polluer comme si son pouvoir naturel d'autonettoyage était infini.

Au comportement : je prends, j'utilise, je jette et je recommence, doit se substituer celui du recyclage, de la réutilisation, de l'exploitation rationnelle des ressources naturelles, de la production sans pollution.

La création, longtemps réclamée, d'un grand ministère pour traiter les questions que l'on regroupe sous le terme de développement durable permet aujourd'hui d'espérer que nous allons enfin amorcer la transition décisive vers un nouveau modèle de développement et une nouvelle croissance et non pas, comme le réclament certains, vers la régression, la décroissance et la frugalité pour nos enfants.

Enorme responsabilité pour celui qui a la charge de faire vivre ce ministère, car s'il ne parvenait pas à amorcer ce changement l'Histoire ne le lui pardonnerait pas.

Mais auparavant il devra avec courage s'attaquer à un certain nombre de comportements qui rendent la démarche écologique inacceptable pour une majorité de citoyens. En démocratie, ce ne sont pas ceux qui ont obtenu 1 % ou 2 % aux élections qui doivent imposer leurs points de vue !

Ainsi, par exemple, on s'alarme, voire on panique, au sujet du temps qu'il fera dans un siècle. On s'inquiète d'une augmentation des températures de 2 °C et du niveau des mers de 30 centimètres sans pour autant prendre les mesures adéquates.

J'avais dénoncé en son temps le protocole de Kyoto comme étant coûteux et inefficace. Le résultat vient de tomber, implacable. Alors que le protocole fixait comme objectif de réduire les émissions de CO2, ces dernières se sont fortement accélérées depuis dix ans ! Preuve que cette démarche n'est pas la bonne.

On néglige totalement le court terme, là où se situent les menaces qui nous touchent, pour philosopher sur un hypothétique long terme avec le soutien de quelques médias vautrés dans le catastrophisme.

Il y a quelques jours, des pluies abondantes se sont transformées en inondations dévastatrices. On ne peut dire que ce genre de catastrophe est imprévu puisque aussi bien le signataire de ces lignes que d'autres ont prévenu depuis quinze ans que les inondations allaient inexorablement augmenter. Il ne s'agissait pas de calculs faits sur d'énormes ordinateurs avec des hypothèses discutables, mais simplement de la constatation des géologues de terrain habitués à raisonner sur des faits solides.

Le goudronnage généralisé, l'urbanisation forcenée, le remplacement des feuillus par des résineux, l'argilisation des sols due à l'utilisation excessive d'engrais, combinés avec l'ensablement des rivières et des fleuves, sont autant de facteurs qui favorisent le ruissellement au détriment de l'infiltration. Ainsi peut-on prévoir que les régions qui ont subi ces inondations manqueront d'eau cet été !

Paradoxe hydrologique pourtant logique : si l'eau coule trop, elle ne nourrit pas les nappes.

Peut-on éviter de telles catastrophes, qui coûtent quelques centaines de millions d'euros à l'Etat chaque année, mais qui, plus encore, perturbent gravement la vie de ceux qui en sont victimes ?

D'abord et en priorité, aménager et équiper le territoire de manière à réagir dès qu'il y a risque d'inondation en pompant l'eau pour l'injecter de manière mécanique dans le sous-sol de façon à alimenter les nappes phréatiques. Ensuite, développer un programme de désensablement des rivières et des fleuves. Ce programme fournirait en outre des matériaux de construction immédiatement utilisables.

Dans un troisième temps, procéder à un aménagement du territoire avec plan de reboisement, remplacement des bétons et ciments par leurs équivalents poreux, voire construction de petits barrages de retenue en amont des fleuves.

Un tel programme d'aménagement du territoire permettrait de créer des milliers d'emplois. Va-t-on se décider à agir concrètement pour ce qui nous menace réellement aujourd'hui au lieu de faire peur avec ce qui pourrait nous menacer après-demain ?

Angry Aceh residents disable tsunami warning system

BANDA ACEH, Indonesia (Reuters) - Angry residents in Indonesia's Aceh have disabled a tsunami warning system after a false alarm spread panic in a province still traumatized by the deadly 2004 Indian Ocean tsunami, an official said Thursday.

Residents cut power to a siren on a tsunami warning tower in the Lhoknga area near the provincial capital Banda Aceh by smashing an electricity box, Syahnan Sobri, the head of the meteorology and geophysics agency in Aceh said.

A technical glitch prompted the siren to ring for about 30 minutes in Aceh Besar district Monday, sending residents rushing out of their homes in panic.

"They cut the electricity connection but did not damage equipment," said Sobri, referring to the actual warning siren and tower.

"We are sending our technicians to the location to fix it. For the moment the warning system in Banda Aceh and Aceh Besar is still switched off," he told Reuters.

The Indian Ocean tsunami left some 170,000 people dead or missing in Aceh alone, inflicting deep psychological scars on many of the survivors.

Earthquakes, which sometimes cause tsunamis, are frequent in Indonesia, the world's fourth most populous country. Its 17,000 islands sprawl along a belt of intense volcanic and seismic activity, part of what is called the "Pacific Ring of Fire."

In the wake of the 2004 tsunami, Indonesian officials have come under pressure to bring in a network of warning systems, but many vulnerable areas in the huge developing country remain excluded.

There have also been frequent technical glitches with the systems in place.

vendredi 18 mai 2007

Wolfowitz to resign from World Bank

AP- President Paul Wolfowitz will resign at the end of June, he and the bank said late Thursday, ending his long fight to survive pressure for his ouster over the generous compensation he arranged for his girlfriend.

His departure ends a two-year run at the development bank that was marked by controversy from the start, given his previous role as a major architect of the Iraq war when he served as the No. 2 official at the Pentagon.

"He assured us that he acted ethically and in good faith in what he believed were the best interests of the institution and we accept that," the board said in its announcement of Wolfowitz's resignation.

Wolfowitz was all but forced out, however, by the finding of a special bank panel that he violated conflict-of-interest rules in his handling of the 2005 pay package of bank employee Shaha Riza.

The controversy, which gripped the bank for a month, was seen as a growing liability that threatened to tarnish the poverty-fighting institution's reputation and hobble its ability to persuade countries around the world to contribute billions of dollars to provide financial assistance to poor nations.

By tradition, the World Bank has been run by an American. The Bush administration keenly wanted to keep that decades-old practice firmly intact as the board dealt with Wolfowitz's fate. The United States is the bank's largest shareholder and its biggest financial contributor.

The White House said it would have a new candidate to announce soon, allowing for an orderly transition.

Earlier Thursday, President Bush had seemed resigned to the likelihood that Wolfowitz would lose his job over the conflict-of-interest charges. "I regret that it's come to this," Bush said.

In its statement, the bank's board said it was clear that a number of people had erred in reviewing Riza's pay package.

Wolfowitz, who had fought the pressure to resign for weeks, had sought a recognition from the bank that he did not bear sole responsibility for the matter. In his own statement Thursday, Wolfowitz said he was pleased that the board "accepted my assurance that I acted ethically and in good faith in what I believed were the best interests of the institution, including protecting the rights of a valued staff member."

Now, he said, it was in the best interest of the board that its mission "be carried forward under new leadership."

The board's statement made no mention of any financial arrangements related to Wolfowitz's departure, nor did it speak to Riza's future.

As a result of the controversy, the board pledged to review the World Bank's ethics policies, noting that "the bank's systems did not prove robust to the strain under which they were placed."

Wolfowitz waged a vigorous battle to save his job and maintained he had acted in good faith.

European nations had led the charge for Wolfowitz to resign. Those calls were backed by many on the bank's staff, former bank officials, aid groups and some Democratic politicians.

Until near the end, the Bush administration had professed support for Wolfowitz. But in a shift on Tuesday, the White House indicated for the first time it was open to his departure. It was the same day Wolfowitz made a last-ditch plea to save his job before the board.

Among those mentioned as a possible replacement for Wolfowitz are former Deputy Secretary of State Robert Zoellick, who was Bush's former trade chief, Robert Kimmitt, the No. 2 at the Treasury Department; Treasury Secretary Henry Paulson; former Republican Congressman Jim Leach and Sen. Richard Lugar (news, bio, voting record), R-Ind., and Stanley Fischer, who once worked at the International Monetary Fund and is now with the Bank of Israel.

Riza worked for the bank before Wolfowitz took over as president in June 2005. She was moved to the State Department to avoid a conflict of interest but stayed on the bank's payroll. Her salary went from close to $133,000 to $180,000. With subsequent raises, it eventually rose to $193,590. The panel concluded that the salary increase Riza received "at Mr. Wolfowitz's direction was in excess of the range" allowed under bank rules.

Wolfowitz "placed himself in a conflict of interest situation" when he became involved in the terms and details of Riza's assignment and pay package and "he should have withdrawn from any decision-making in the matter," the panel said. Under Wolfowitz's contract as well as the code of conduct for board officials, he was required to avoid any conflict of interest, the report said.

The panel acknowledged that the informal advice Wolfowitz received from the bank's ethics committee "was not a model of clarity."

Still, the entire episode involving Wolfowitz's handling of the pay package "underscores that there is a crisis in the leadership of the bank," the panel said.

Before taking over the bank nearly two years ago, Wolfowitz was the No. 2 official at the Pentagon and played a lead role in mapping the U.S.-led war in Iraq.

Bush tapped Wolfowitz for the job, a move that was approved by the bank's board even though Europeans didn't like him because of his role in the Iraq war.

The 185-nation World Bank, created in 1945 to rebuild Europe after World War II, provides more than $20 billion a year for projects such as building dams and roads, bolstering education and fighting disease. The bank's centerpiece program offers interest-free loans to the poorest countries.

Le chef du CPL se rendra à Paris le 31 mai pour signer son dernier livre Aoun : « Si je vais être élu président pour augmenter le nombre des corrompus

Scarlett HADDAD - En principe, il s’agissait de parler du livre qui vient de sortir en librairie et qui s’intitule : Général Aoun, une certaine vision du Liban. Il consiste d’ailleurs en une série d’entretiens avec le journaliste Frédéric Domont.

Mais comment ne pas évoquer, même avec un général aussi à cheval sur les principes éthiques et sur le respect du secret des entretiens, son entrevue matinale avec le secrétaire d’État adjoint américain pour le Proche-Orient, David Welch, celui-là même qui lui avait, selon certains médias, adressé récemment des critiques plus ou moins précises ? Avec un rien d’impatience, le général Aoun répond : « Ne comptez pas sur moi pour faire un scoop. » Puis il ajoute qu’il s’agissait en fait « d’une reprise de contact et l’échange est toujours positif. En tout cas, il permet aux deux parties d’y voir un peu plus clair ». Impossible d’en savoir plus sur le sujet, le général tenant à rester discret et préférant parler de « sa vision du Liban ».
Bien plus qu’un entretien journalistique – même si tous les sujets d’actualité y sont longuement évoqués –, le livre explique la réflexion du général sur le Liban, les chrétiens, leur rôle dans la région, celui de l’État et des citoyens,
mais insiste surtout sur la nécessité de mettre un terme à la guerre sur le terrain ainsi que dans les esprits et les cœurs. Un peu dans l’esprit de sa démarche en direction du Hezbollah, le général Aoun expose un projet d’avenir basé sur l’acceptation et le respect de l’autre, sur l’ouverture, la tolérance, le pluralisme, perçu comme une source de richesse, et sur l’unité nationale qui reste le filet protecteur du pays. Si certains passages peuvent paraître aux Libanais comme du déjà-lu, la position du général n’ayant guère changé sur certains sujets, le livre est aussi destiné aux lecteurs francophones. Le général se rendra d’ailleurs à Paris le 31 mai et une rencontre avec la communauté libanaise de France est prévue le 2 juin au palais des Congrès. Il compte faire, au cours de son séjour parisien, plusieurs apparitions dans les médias pour parler de son livre et de la situation générale du Liban.
Le général dément le fait que son livre ressemble à un programme présidentiel. Il précise aussi que c’est Frédéric Domont qui en a eu l’idée et la publication était prévue pour le mois de février, mais un retard dans la correction a voulu que le livre soit achevé en mai. Ceux qui attendent des confidences, des faits ou encore des attaques contre des personnes seront déçus. Le général se place, dans ce livre, au-dessus des petites polémiques et des critiques personnelles. Il explique aussi qu’il ne s’agit pas d’une biographie.
Tout en reconnaissant que certains conflits ne peuvent malheureusement être évités, le général affirme qu’en tant que chrétien, il n’éprouve aucune haine contre qui que ce soit, rappelant que la rancune et l’esprit de vengeance n’ont jamais rien apporté.

« Ai-je tué, trahi ou menti ? »...
Mais cela ne l’empêche pas d’affirmer que trois forces se dressent au Liban face au projet de réforme : le féodalisme politique, les chefs de guerre communautaires reconvertis en politique et la classe politico-affairiste. Selon lui, ces trois forces ont transformé le système politique libanais en système de guerre civile de basse intensité.
Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il ne se fait pas des amis en écrivant cela, il répond : « C’est vrai la classe politique ne m’aime pas. Mais qu’on me dise pourquoi : ai-je tué ? Ai-je trahi ? Ai-je menti ? Je me contente simplement de dénoncer le fait que la corruption soit devenue partie intégrante de la classe politique. Elle est désormais un métier. » Comment, dans ces conditions peut-il se présenter à la présidence de la République ? « C’est pourquoi j’ai proposé une élection au suffrage universel. »
Mais même dans ce cas, ce sont bien les députés qui doivent amender la Constitution ?
« C’est vrai, mais je préfère être en accord avec ma conscience. »
N’est-il pas en train ainsi de saboter ses chances d’être élu ?
« Vous savez, arriver à la fonction n’est pas important. Ce qui compte, c’est à quel point je pourrai mettre mes idées en application. Si je suis élu pour augmenter le nombre des corrompus, je m’en passe. » Le général ajoute ensuite : « Je crois être condamné à remporter les batailles impossibles, d’autant que le possible est à la portée de tout le monde. »
Le général poursuit : « Cette bataille devrait faire passer le Liban de l’étape de décadence à celle du développement. La présidence devrait se consacrer à améliorer les lois et les articles de la Constitution. Aujourd’hui, le problème n’est plus dans le respect de la Constitution, mais dans l’amélioration de sa rédaction. »
Dans son livre, le général parle de société laïque. Est-elle réalisable dans le contexte actuel ?
« J’essaie de donner un cap, une orientation, sinon c’est le déclin. J’ai toujours dit que je ne verrai peut-être pas l’émergence de la société laïque, mais les bases en sont jetées. Ceux qui sèment les premières graines ne sont pas ceux qui les voient pousser. Un homme politique accomplit des choses dans le court, le moyen et le long terme. La laïcité fait partie du long terme, mais je crois que nous commençons à vivre partiellement ces idées, au Sud, entre chrétiens et chiites notamment. »

Chrétien par héritage et par choix...
En prônant la laïcité, ne risque-t-il pas de se mettre à dos le Hezbollah qui reste très religieux dans son modèle social ?
« Pour moi, ce qui compte, c’est le plein gré. L’essentiel est que tout le monde puisse effectuer un libre choix. »
Ce choix, le général l’a fait lui-même et il écrit : « Je suis chrétien par héritage et je le suis resté par choix. » Il explique ensuite : « Certaines religions sont perçues comme un traité de non-agression. Le christianisme, lui, va plus loin. Dans l’amour, il va jusqu’à aimer son ennemi. C’est plus qu’un idéal. C’est vers l’impossible qu’il faut aller. Et c’est parce que je suis chrétien que j’ai voulu aller vers l’autre. C’est aussi cela le témoignage. »
Le général dit aussi : « Pourquoi vouloir confiner Dieu dans une seule religion ? » Il explique ensuite que c’est là justement sa vision de la relation évolutive et progressive avec Dieu. « Le sentiment religieux, dit-il, est inhérent à l’homme. Or Dieu est un tout, on ne peut le limiter à une seule religion. Il y a eu plusieurs révélations. Dieu est universel, sinon, il ne serait plus infiniment juste. Il faut éviter la pensée unique en religion, et aucun croyant ne vit sa foi comme l’autre. »
N’y a-t-il pas une contradiction entre Michel Aoun qui a une vie spirituelle très riche et le général qui passe son temps à insulter la classe politique ?
« Sans vouloir faire de comparaison déplacée, le Christ a lui aussi eu de grandes colères. Lorsque je critique, c’est dans l’espoir de changer les choses. Mais je puise dans ma religion l’énergie d’absorber beaucoup de choses et je vous fais remarquer que je réponds rarement aux attaques. Mais c’est difficile pour moi de renoncer à la morale, à l’humanisme et au respect de la loi. Lorsque le Christ parle de tendre la joue gauche lorsqu’on reçoit une gifle sur la joue droite, il s’agit d’un symbole. En fait, le Christ demande de faire un autre acte pour contenir et absorber le mal. J’essaie de le faire, mais je ne suis qu’un pécheur... »

mercredi 9 mai 2007

Reuters-Thomson tandem would rival Bloomberg

OTTAWA: Thomson, the Canadian electronic information company, has sketched out its $17.5 billion offer for Reuters Group, the financial and general news service.

The merger would create a major rival to Bloomberg, the current leader in providing information, data and analytical software to the financial community. Combined, Thomson and Reuters would have 34 percent of the market for financial data, according to David Anderson, editor of Inside Market Data Reference, which tracks the business, with Bloomberg at 33 percent.

Although the bid was expected, the announcement Tuesday contained one surprise: the current chief executive of Reuters, Thomas Glocer, would head the combined operation, which would be called Thomson-Reuters.

Richard Harrington, Thomson's chief executive, plans to retire if and when the transaction closes, the two companies said in a statement.

The Thomson family of Toronto, along with other shareholders of the corporation, would be in firm control of any new company.

"Both boards believe there is a powerful and compelling logic for the combination, which would create a global leader in the business-to-business information markets," Thomson and Reuters said in a statement. They also cautioned that a deal was not certain, adding that "much has still to be resolved."

Both companies declined requests for interviews.

The proposed transaction has a complex structure. That is partly a result of the unusual corporate structure of Reuters, and perhaps an attempt to diminish concerns in Britain about a company with deep British roots falling under foreign control.

Under the plan, both companies would maintain their stock listings but have identical boards.

Thomson Financial, the unit that sells financial data and services, would be joined with the financial and general news business of Reuters. The resulting operation would be known as Reuters and would operate under a set of principles intended to protect the independence of its journalism.

Thomson-Reuters, the broader company, would adopt a share structure currently used by Reuters that allows trustees to effectively block takeovers.

The Thomson family, through its private holding company Woodbridge, would own 53 percent of the new company, down from its 70 percent control of Thomson. Other current Thomson shareholders would hold a 23 percent stake.

The new company's chairman would be appointed by the Thomson family.

Paul Holman, managing director of DBRS, a Toronto-based bond rating service, said in a conference call with reporters and analysts that the potential merger "looks like a very good fit."

The general lack of overlap in products and geography between the companies might ease regulatory and antitrust concerns, he said, adding, "We could see this turning into a sort of global powerhouse."

Thomson and Reuters said they expected to generate more than $500 million in annual cost savings within three years. No details were provided about the source of those savings or whether they would involve layoffs.

Glocer, a former mergers and acquisitions lawyer, already has a reputation for cost-cutting, with moves like expanding a news bureau in Bangalore, India, to assume work previously done in higher-wage centers like London and New York. Some Reuters reporters in the United States have protested by removing their names from articles.

In a memorandum to the staff of Reuters, Glocer said that if a deal was completed, David Schlesinger will remain the editor in chief of the Reuters news service, while other senior positions will be divided among people from the two companies.

Eric Pfanner contributed reporting from London.